La pollution lumineuse est bien pire que ce que l’on pensait

La ville de Sérignan n’échappe pas à la règle, des villes qui dégrade l’environnement par son éclairage abusif, un peu à la Versailles !
Malgré le confinement, toutes nos rues, et même les zones péri-urbaines comme les rives de l’Orb et les parkings sont éclairés la nuit, pourquoi me diriez vous ? Malgré mes multiples courriers auprès de monsieur le maire de Sérignan, Frédéric Lacas (divers droite), je suis toujours sans la moindre réponse !

Alors calculons bien…

Les allées de la république, dit aussi la promenade, se voit éclairées en plein jours. Dès 17 h, les candélabres et spots sont en action et ceci sur l’ensemble de la commune.

Ainsi dès la fin de l’après-midi et durant toute la nuit, le compteur tourne.

Si l’extinction nocturne commençait à 23 h et si la ville diminue de 30 à 50 % l’intensité lumineuse sur l’ensemble de la ville, c’est près de 35.000 à 45.000 € d’économie réalisée par an.
Ainsi, cette somme pourrait être budgétée dans des actions en faveur de la protection de la biodiversité.

La pollution lumineuse déséquilibre notre écosystème et peut même être comparée, d’une certaine manière, au réchauffement climatique. C’est ce que conclut une étude parue ce lundi 2 novembre, dans la revue scientifique Nature, ecology and evolution.

La nuit en ville, partout sur la planète, les étoiles semblent moins scintiller. Elles sont en réalité happées par les reflets orangés de nos lampadaires, de nos enseignes, de nos lampes et phares. Presque un quart de la planète est éclairé en permanence et cette surface augmente de 2% chaque année. 

L’étude, réalisée par des chercheurs de l’université d’Exeter, au Royaume-Uni montre que l’éclairage nocturne ne gâche pas seulement nos nuits à la belle étoile, mais déstabilise gravement le fonctionnement du vivant. 

 

La passerelle Saint Roch

Dérèglement des saisons

Même les plantes réagissent à nos néons et projecteurs. La flore n’est pas en mesure de différencier une longue nuit d’été et une enseigne allumée en permanence en hiver. Ainsi, les plantes ne savent plus vraiment se repérer dans les saisons. La fleuraison et la feuillaison commencent et s’arrêtent à des moments qui ne correspondent plus à leurs cycles naturels. 

Alors faut-il réduire les zones éclairées la nuit ou changer nos DEL, à la lumière forte et blanchâtre? Selon l’étude, le spectre, en quelque sorte la couleur de l’éclairage, exerce une influence sur les êtres vivants, tout comme l’intensité lumineuse et la durée de l’éclairage. 

Agir sur ces éléments participe à réduire les conséquences de la pollution lumineuse, mais cela ne suffit pas. L’étude pointe la difficulté d’établir des politiques publiques: même à très faible intensité, l’éclairage nocturne peut avoir de très forts impacts. De plus, les chercheurs ne savent pas encore très bien comment expliquer que toutes les espèces ne réagissent pas de la même manière à ces nuisances. 

Comme la pollution lumineuse dérègle le vivant, elle doit être combattue, mais aussi étudiée à la manière du réchauffement climatique. C’est à dire, dans son ensemble, en considérant toutes les réactions en chaine produites par cette interférence humaine, recommandent les chercheurs.

Les allées de la république éclairées en journée

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