Les différents rapports du Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat, attribuant la hausse des températures à l’activité humaine et alertant sur le besoin urgent de combattre ce réchauffement font aujourd’hui l’objet d’un consensus scientifique.

En France, le Sénat a adopté à l’unanimité le rapport de la Délégation à la prospective du Sénat sur l’adaptation de la France aux dérèglements climatiques et souligne que le proche avenir climatique de la
France, d’ici à 2050, est pour l’essentiel déjà écrit. Il correspond à un  réchauffement de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle et se traduira par une aggravation sensible des effets négatifs déjà observables :
canicules plus fréquentes et plus fortes, hausse du niveau de la mer et des risques de submersion, modification du régime des précipitations, moindre enneigement, tensions accrues sur les ressources hydriques, perturbation des activités économiques, notamment dans les secteurs agricole et touristique, ou encore pressions sur la biodiversité.
Ces effets, graves, potentiellement catastrophiques impacteront particulièrement la zone méditerranéenne et risquent d’affecter durablement des domaines primordiaux pour Sérignan comme la viticulture et le tourisme.

Si chacun doit à son niveau agir pour le climat il est clair que le problème ne pourra être résolut uniquement par les actions individuelles des citoyens et des citoyennes.


Pour autant, il est encore possible de limiter les effets du changement climatique et de protéger la population de Sérignan des conséquences non seulement  environnementales mais aussi économiques,
sanitaires, sociales et sociétales d’un dérèglement généralisé du climat.


C’est pourquoi le Conseil Municipal de la Ville de Sérignan :

  • Déclare l’état d’urgence climatique et reconnaît que l’atténuation des effets du changement climatique
    ainsi que la lutte contre ses causes et ses graves conséquences sont des objectifs de la plus haute priorité.
  • Souhaite intégrer l’urgence climatique dans toutes ses décisions, notamment celles concernant l’aménagement du territoire.
  • Entend donner la priorité aux entreprises qui réduisent ou atténuent le changement climatique en cours.
  • Soutient qu’il ne faut plus opposer politiques d’atténuation et politiques d’adaptation, mais assurer leur synergie et utiliser la lisibilité et l’impact concret des politiques d’adaptation pour dynamiser les efforts d’atténuation.
  • Considère qu’il est indispensable de mettre fortement l’accent sur les enjeux climatiques dans sa communication et ses actions d’éducation pour construire une culture climatique citoyenne indispensable à la préservation de notre modèle de société, de notre culture, de notre territoire et de l’avenir de nos enfants.
     

 

Yann GESHORS, Europe Ecologie Les Verts du Biterrois

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